Deux apparitions qui ont aidé Ruzo à sortir de l'apocalypse.
Après le drame, le petit garçon de la Dame qui nous avait accueilli pour 2 ans me court dans les bras comme s'il me connaissait. Une grande amitié est née dans cette belle maison. Je l'avais peint comme s'il était tombé du ciel. L'espoir est le titre. Après le drame, j'avais remarqué une toute petite verdure sortir entre des dalles. Il n'y avait pas un grain de terre. En regardant de plus près, j'avais constaté que c'était une dent de lion, horreur de tous les jardins soignés. Elle pousse de rien – moi je n'avais plus rien non plus. Je la prenais comme exemple. Une belle complicité était née.

Un an après l'apocalypse, il acceptait de peindre une fresque dans l'entrée austère du grand bâtiment de l'Hotela à Montreux. Il se donnait une sorte d'auto-hypnose et choisissait le titre "Dynamique et joie de vivre" et avec un élan sans précédant, il y créât une œuvre qui approche la magie, une autre manière de sortir de l'apocalypse.